LNR : la Ligue fait peau neuve sur le web !

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Rubrique : Boîte à gifles

Au cas où cela aurait échappé à certains, la Ligue Nationale de Rugby a profité de l’ouverture de cette nouvelle saison de Top 14 pour lancer son tout nouveau site web. Résolument plus lisible que le précédent (oui je sais ça aurait été compliqué de faire pire), le site fait la part belle aux articles, interviews et autres statistiques.


Bon d’accord, niveau ergonomie et design, le site manque cruellement d’accroche et de personnalité … Mais la navigation a vraiment le mérite de gagner en clarté et c’est déjà un énorme plus.

Reste encore pas mal de trucs à corriger car les bugs sont nombreux que ce soit les tableaux qui ont bien du mal à s’actualiser dans les statistiques ou les menus qui s’affichent mal (voire pas du tout) sur Firefox mais perso, je le trouve pas mal.

Une façon comme une autre de bouger l’ovalie ! :-)

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Coupe du Monde féminine : c’est parti pour le show !

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Rubrique : Mêlée ouverte, Rugby international

La Coupe du Monde de Rugby féminine vient d’ouvrir ses portes en Angleterre et c’est sans surprise que le Canada a dominé l’Ecosse (37-10) pour le match d’ouverture de la compétition. Les Canadiennes, grâce à un point de bonus offensif, prennent logiquement les commandes du groupe C.

Voilà donc nos Bleues prévenues puisqu’elles retrouveront successivement l’Ecosse (le 24 aout) puis le Canada (le 28) après une mise en bouche relativement difficile face à la Suède (15-9). Mais il faudra cravacher pour sortir de ce groupe C explosif et espérer penser au titre suprême.

Véritables outsiders de la compétition parmi les douze nations engagées, les Bleues ont terminé à deux reprises sur la troisième marche du podium (en 2002 et 2006) et nul doute que les troupes de Christian Galonnier auront à cœur d’accéder au toit du Monde le 5 septembre prochain. Et si nos Bleues en ont le potentiel, il y aura fort à faire pour contrer l’armada de la Nouvelle-Zélande, tenante du titre, et donnée largement favori à sa propre succession.

Les Néo-zélandaises n’ont d’ailleurs pas fait dans la dentelle en écrasant l’Afrique du Sud (55-3) pour leur premier match. Les Américaines ont atomisé le Kazakhstan (51-0) quand les Australiennes sont-elles venues à bout du Pays de Galles (12-26).

Loin du strass et des paillettes du Top 14, la Coupe du Monde féminine est lancée pour trois semaines (20 aout-5 septembre) et, à défaut de disposer d’une couverture médiatique digne de son rang, voilà une belle occasion de s’intéresser à l’ovalie féminine qui reste trop souvent lésé.

Le site http://www.rwcwomens.com/ de L’IRB permet de suivre les résultats, les actualités, et offre même la possibilité de suivre des matchs en LIVE !!! Alors amis passionnés, n’hésitez pas à suivre le parcours de nos Bleues durant le Mondial.

Les résultats de cette 1ère journée :
Nouvelle-Zélande – Afrique du Sud : 55-3
USA – Kazakhstan : 51-0
Canada – Ecosse : 37-10
France – Suède :
Pays de Galles – Australie : 12-26

Et pour le plaisir, voici une petite vidéo de présentation de l’événement :

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Bougeons l’ovalie : le lifting éditorial !

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Rubrique : Mêlée ouverte

Après quelques mois d’expérimentations (agrémenté c’est vrai d’une longue intersaison et d’un repos bien mérité :-) ), Bougeons l’ovalie fait peau neuve !

Et oui, qui dit nouvelle saison dit nouvelles orientations. Et en attendant de modifier très bientôt son ergonomie, Bougeons l’ovalie a décidé de changer de ligne éditoriale pour accompagner tous les amateurs de rugby au plus près de leur passion.

Au menu, pour cette nouvelle saison, les traditionnels retours sur l’actualité nationale et internationale bien sûr, mais également de nombreuses nouveautés et de nouvelles rubriques. Vous retrouverez très bientôt des focus vidéos, des citations rugby, des reportages sur les à côté de l’ovalie mais également des zooms sur les initiatives rugby des passionnés que vous êtes. Alors de la mode ovale au resto typique, du tournoi local aux manifestations caritatives, bougeons l’ovalie et retrouvez ici tous les projets rugby qui vous ressemblent !

N’hésitez pas à me faire part de vos idées et de projets et surtout, bonne rentrée à vous tous !

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L’éphémère hégémonie tricolore… C’est grave docteur ?

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Rubrique : Mêlée ouverte, Rugby international

Balayés par des Pumas débordants d’envie, le XV de France a terminé sa tournée d’été de la pire des manières (41-13). La gifle est cinglante. La désillusion aussi. Et c’est l’hémisphère nord dans son intégralité qui a pris une énième leçon de rugby…

La suffisance tricolore
« Je suis dévasté, j’ai honte ». Voilà les premiers mots de Marc Lièvremont à l’issu du revers argentin. Et les mots de l’ancien troisième-ligne ne sont pas tendres pour qualifier le faible niveau d’investissement de ses troupes…  « C’est la désolation, un champ de ruines. Je ne sais pas comment on peut tomber aussi bas en quelques semaines. On bat deux records de points en Afrique du Sud (42-17) puis ici en Argentine… ». Le constat est amer et limpide. Les Bleus sont passé à côté cet été face aux Boks et aux Pumas : «  J’imaginais une tournée compliquée il y a quelques semaines, mais pas de tomber aussi bas et d’être à ce point ridicules. Cela dépasse tout. […] Il n’y a pas d’explication technique ou tactique, il n’y a pas eu d’engagement » martèle le sélectionneur tricolore. La faute à qui ? Certains peuvent toujours se défendre et s’appuyer sur la fatigue évidente des européens après une énième saison marathon… Mais au-delà du problème purement physique, c’est bien la lassitude morale et psychologique qui apparaît comme la justification la plus plausible. Fabien Barcella, qui n’a pas vraiment séduit pour son retour sous la tunique bleue, n’y va pas par quatre chemins : « C’est un naufrage collectif… On a été battus dans tous les secteurs de jeu, on a manqué d’agressivité, d’envie, surtout d’envie. Aujourd’hui, je ne suis pas sûr que l’équipe avait envie de gagner. On a le sentiment de ne pas être invité » conclut tristement le pilier biarrot. Pas sûr qu’il le soit de nouveau également.

Visiblement marqué, Marc Lièvremont pointe le comportement irrespectueux de ses hommes. « C’était un cauchemar. On a eu un investissement collectif dès l’entame du match proche du néant. Certains joueurs, toujours les mêmes, ont su jouer à peu près à leur niveau, mais on a aussi vu des comportements complètement passifs dès le début du match: des garçons qui marchaient, à côté de leurs pompes. […]». Les noms ne sont pas énoncés mais certains joueurs ont perdu très gros pendant cette tournée estivale.

Un revers de plus qui (re)met en exergue la suffisance française et le manque d’implication. Au grand dam de l’entraîneur des Bleus, Emile Ntamack, interrogé dans l’Equipe : « Nos joueurs vont se reposer, repartir sur un Top 14 et une H Cup d’un bon niveau puis ils seront à nouveau surpris quand ils retrouveront les Australiens, les Fidjiens et les Argentins en novembre. Ceux qui ont eu la chance d’être là doivent réaliser que tout grand joueur qu’ils sont dans le Top 14, à un niveau au-dessus, ce sont des joueurs lambda et même bien moins. » Le tacle de la panthère noire fait mal. La vérité blesse tout simplement.

L’Europe a mal au crane
Mais la déliquescence du XV de France n’est pas un phénomène isolé et c’est bien toute l’Europe qui a la gueule de bois à l’issu de cette tournée d’été. Avec quatre petits succès en 17 matches, dont certains contre des mini-sélections comme l’Argentine A ou les Maoris de Nouvelle-Zélande, le bilan des « nordistes » dans l’autre hémisphère n’est guère flatteur.

L’Angleterre a certes dominé d’un souffle l’Australie (20-21) lors de la seconde manche entre Anglais et Wallabies. L’Ecosse a également réussi le double exploit de dominer l’Argentine sur ses terres (16-24 puis 9-13). Mais ces victoires ne pèsent pas lourd face à la suprématie évidente du Sud sur le Nord. Australiens, Néo-Zélandais et Sud-Africains restent largement au-dessus du lot et le constat, à un an de la Coupe du Monde, n’en est que renforcé.

Comment donc rattraper ce retard dans la saison qui arrive ? Quid de l’intensité du Top 14 ou de la H Cup face au spectaculaire et offensif Super 14 ? Ces questions risquent de rester longtemps en suspens et la saison qui se profile, au moins aussi rude que la dernière, ne devrait pas mieux préparer les nordistes. Et en tant que spectateur privilégié des Bleus, Didier Rétière conserve un avis bien tranché sur la question : « En France, on a tendance à jouer un rugby pour ne pas perdre plutôt que pour gagner » tempère le patron des avants tricolores dans l’Equipe. Un énième constat qui sonne comme une évidence. Alors une saison peut-elle suffire pour changer ce comportement en Europe ? Rien n’est moins sûr…

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Afrique du Sud-France : des bleus et des bosses

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Rubrique : Mêlée ouverte, Rugby international

Corrigés par des Boks aussi réalistes que physiques, les Bleus sont redescendus sur terre après leur nette défaite à Cape Town (42-17) pour leur premier test estival. Tentative d’explications.

Physique, défense, jeu au pied et touche : une classe d’écart
Outre la cuisante défaite, ce match a surtout mis en exergue le fossé physique que bon nombre d’observateurs pointent inlassablement entre l’Hémisphère sud et l’Europe, entre le Super 14 et les compétitions continentales, entre deux façons d’aborder le rugby diamétralement opposés. Samedi, les coéquipiers de Thierry Dusautoir ont tout tenté, tout essayé. Mais la puissance physique de leurs adversaires a suffit à faire pencher la balance en défaveur de Bleus marqués au fer rouge.

Malmené à l’impact, le XV de France s’est montré d’une fragilité extrême en défense. Et avec 7 plaquages manqués (sur 61 tentés, soit seulement 89% de réussite), les Bleus se sont mis tout seul en danger dans ce match. Une défense perméable qui a offert des boulevards aux Boks qui ne se sont pas privés pour enfoncer le clou et tuer le match. Le deuxième essai sud-africain inscrit par Aplon (8e), après avoir renversé Mermoz au contact, en est une des plus flagrantes illustrations…

Rapidement menés au score, les Bleus se sont évertués à jouer et à remonter les ballons en omettant l’un des éléments phares du rugby moderne : l’occupation du terrain. Alors oui, les Français se sont fait des passes dans ce match, réussissant deci delà à bousculer le rideau défensif des Boks, mais le jeu au pied d’occupation inexistant dans le camp tricolore apparaît comme une erreur de débutant. Là où Morne Steyn ne se posait guère de question en renvoyant les Bleus dans leur camp (sur 72% de ses coups de pied selon le Midol), les Français se sont fatigués… Et exposés aux contres sud-africains. La leçon est d’ailleurs identique en touche. Inconstante au possible, les Bleus ont perdu de précieuses munitions par manque d’application et de variation (pourquoi continuer à joueur en milieu d’alignement après les trois premiers ballons perturbés ?). Au final, les Bleus ont « donné » quatre ballons aux Boks et le docteur Matfield a encore prouvé sa science du placement pour contrer des combinaisons françaises trop lisibles et les lancers toujours approximatifs de Szarzewski.

La mêlée et l’envie comme consolation ?
Parmi les rares enseignements positifs, on peut noter que les Bleus, lorsqu’ils ont été capables de conserver la balle et de multiplier les temps de jeu, sont arrivés à déstabiliser le bloc sud-africain. Les deux essais de Rougerie et d’Andreu en sont la preuve et c’est bien dommage que les Français se soient montrés si fébriles dans l’application et la conservation car deux petits essais supplémentaires – au moins – semblaient à leur portée dans ce match.

Volontaires mais souvent brouillons, les Bleus ont souvent eu tendance à se disperser et s’isoler au contact offrant ainsi une multitude de munitions à des adversaires résolument plus frais. A vouloir trop en faire, les troupes de Marc Lièvremont ont notamment pêché par excès d’individualisme alors que la solution était bien d’ordre collective…

L’application de la nouvelle interprétation au sol n’a certes pas aidé le camp français. Mais les Bleus ne s’en sont finalement pas trop mal sortis. Certes, on peut attribuer une poignée de pénalités concédées à cette fameuse règle du plaqueur qui doit lâcher le plaqué, mais l’essentiel des fautes tricolores furent d’ordre physique avec par exemple des Bleus qui s’engagent trop loin et qui se coupent du soutien face à un rideau Boks toujours parfaitement alimenté.

La mêlée tricolore fut elle au diapason de son dernier Tournoi. Conquérante et dominatrice, elle permis souvent au XV de France de jouer en avançant. En bon soldat, Thomas Domingo a littéralement plié Botha pendant 40 minutes et alors que Poux pouvait poursuivre ce précieux travail de sape, monsieur Lawrence changea son interprétation en pénalisant curieusement le Toulousain dans le deuxième acte… Une solide performance du cinq de devant qui figure parmi les rares satisfactions de ce match.

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